Pilotage 2017-05-17T12:11:14+00:00

Pilotage de la formation continue

La formation continue en Polynésie présente des particularités liées au statut du pays.

La maîtrise d’ouvrage est assurée par un comité de pilotage tripartite, issu du partenariat entre la Ministre de l’éducation de la Polynésie française, le Vice-recteur et le Président de l’Université de Polynésie Française (UPF). Ce fonctionnement tripartite constitue un modèle original qui traduit des dispositions nouvelles en terme de formation continue des fonctionnaires et agents non titulaires de l’Etat.

L’ESPE de la Polynésie française intègre la formation continue dans le respect des compétences de chaque partie, telles qu’elles sont définies dans la convention cadre :

L’Etat, l’Université et la Polynésie française, dans le cadre d’une convention déterminent  un cadre contractuel relatif à la conception, le pilotage et à la mise en œuvre des plans de formation et les financements afférents pour l’ensemble des personnels, enseignants, personnels d’éducation et autres personnels exerçant une activité au sein des écoles et des établissements scolaires dans le cadre des formations professionnelles.

Ainsi, la conception et le pilotage des actions de formation continue sont confiés à l’ESPE de la Polynésie française. La Polynésie française conserve la responsabilité de sa mise en œuvre. Les processus d’arbitrage et de régulation sont exercés en conseil d’école (CE) et en conseil d’orientation scientifique et pédagogique (C.O.S.P) de l’ESPE de la Polynésie française.

Dans ce cadre conventionnel, le conseil d’école adopte par ses délibérations les orientations relatives à la formation et à la recherche. Il est composé de 24 membres, élus, représentants de l’UPF, personnels de direction de l’ESPE et personnalités extérieures, se réunissant au moins deux fois par an. Ils ont validé les axes prioritaires de la formation continue 2017-2020, en séance ordinaire le 25 novembre 2016.

Le conseil d’école a également pour mission d’effectuer les arbitrages nécessaires à l’élaboration du plan annuel de formation qui sera validé par le directeur de l’ESPE.

Le conseil d’orientation scientifique et pédagogique contribue à la réflexion sur les grandes orientations relatives à la politique partenariale et aux activités de formation et de recherche de l’ESPE. Il est composé de douze membres : des représentants de l’UPF, des personnalités désignées par le CE, par le président de la Polynésie française et par le VR ainsi que le directeur de l’ESPE. Il approuve au préalable les axes et priorités de la formation continue avant la validation par le conseil d’école.

Cette organisation implique la discussion et parfois la négociation entre les différents partenaires. La mise en œuvre du plan de formation continue résulte d’une contribution étroite de l’ensemble des acteurs de la formation, l’ESPE, l’UPF, la DGEE et le Vice-rectorat. Elle passe par le développement d’une culture partagée, d’une connaissance commune de l’environnement de la formation et de l’ensemble de ses outils.

Les axes stratégiques 2017-2020

Quatre axes stratégiques sont proposés à tous les acteurs du système éducatif pour organiser la formation continue 2017-2020, soit sur trois ans, de manière à bénéficier d’effets à long terme sur les pratiques pédagogiques et sur les résultats des élèves, et afin de pouvoir les évaluer. Les dispositifs et actions de formation proposés au plan annuel sont toutefois actualisés annuellement.

GARANTIR L’EQUITE SCOLAIRE POUR FAVORISER LA CONFIANCE DANS L’ECOLE

Il semble important ici de rappeler aux concepteurs et aux formateurs que les personnels ont besoin d’être accompagnés pour construire une école bienveillante. La qualité du climat scolaire d’une école, d’un collège ou d’un lycée joue un rôle essentiel pour créer un environnement favorable aux apprentissages et au bien-être des élèves.

Pour que chaque élève trouve sa place et vive bien dans sa scolarité, les pratiques pédagogiques, le fonctionnement des établissements, la question du « vivre ensemble » (avec le concept de laïcité, de citoyenneté), de la mixité (égalité filles/garçons, élèves à besoins éducatifs particuliers, etc.), de la prise en compte et de la valorisation de la diversité linguistique et culturelle, sont des pistes à travailler pour lutter contre toute forme de discrimination à l’école et promouvoir la cohésion sociale.

GARANTIR LES CONDITIONS DE LA RÉUSSITE DE TOUS LES ÉLÈVES

Les actions de formations devront rappeler à tous que l’école doit être exigeante pour que les performances scolaires s’améliorent. Les formations offriront un large spectre d’action, donnant ou redonnant le goût à la lecture, développant la culture mathématique et scientifique, la culture sportive et artistique… Une attention renforcée portera sur la mise à niveau des connaissances en français et en mathématiques.

Un effort soutenu devra être consenti en direction d’une approche par compétences (disciplinaires, socle commun…). Elle est indissociable d’une prise en compte de l’évaluation pour faire apprendre, une évaluation positive valorisant les progrès, lisible et compréhensible pour les familles.

Développer la capacité à proposer des situations pédagogiques évolutives et variées du point de vue disciplinaire et interdisciplinaire, est un chantier d’importance à investiguer. La formation des équipes aux usages du numérique qui offre des possibilités de diversification et de différenciation des pratiques pédagogiques s’inscrit dans cet objectif.

MIEUX PILOTER POUR GARANTIR L’EQUITE TERRITORIALE

Ce troisième axe est une réponse aux contraintes de la dispersion géographique. Pour répondre à la recherche d’efficience sur tout le territoire, les formations de proximité, les projets de formation pluri-catégoriels et pluridisciplinaires seront privilégiés.

De plus, le développement de la formation à distance s’appuyant sur les supports et ressources numériques est à construire pour faciliter l’accès de tous les personnels à de véritables dispositifs d’accompagnement sans pour autant nuire au service.

GARANTIR LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES DE TOUS LES PERSONNELS

La dernière stratégie s’intéresse à tous les professionnels de l’éducation, pour le développement d’une culture commune et l’affirmation des spécificités des métiers.

L’offre de formation, visant le développement des compétences professionnelles et le travail en commun des personnels des 1er et 2nd degrés, des personnels d’encadrement et des personnels ATSS doit passer par un recueil de besoins (bilans d’inspection, processus de consultation…). Elle s’appuie aussi sur un vivier de formateurs importants. La réussite de cette stratégie passe par la construction de groupes ressources mais aussi par la formation et la professionnalisation des équipes de formateurs (préparation au CAFFA…).

Les priorités de la formation continue en Polynésie 2017

La nécessité d’accompagner au plus près de leurs besoins tous les personnels (enseignants du 1er comme du 2nd degré, personnel d’encadrement, ATSS …) au début puis tout au long de leur carrière est la condition pour réussir les réformes majeures mises en œuvre pour rendre l’école plus juste et plus ambitieuse.

Les actions de formation s’appuient sur les compétences professionnelles attendues des personnels et les propositions de formation doivent être élaborées dans cette perspective.

Les priorités sont des filtres qui permettent à la commission de l’ESPE de valider ou non les propositions d’offres. Si celles-ci sont incontournables, les thèmes de formations sont plus ouverts.